Ridan's Blog

Je rassemble ici un peu tout ce qui me passe par la tête, entre les mains ou dans les oreilles. Des coups de gueule aux coups de blues en passant par ceux de foudre. Le recit ordinaire de la vie ordinaire d'un jeune homme...ordinaire.

18 décembre 2006

J'y étais.

DNA

Le Tom's Alsace Tour 2006 est donc terminé, j'ai repris la route, passé le col de Saverne dans l'autre sens, celui des aurevoirs.

Il y a de plus en plus de monde, ça grouille de partout, mais étrangement ça ne m'a pas trop dérangé. Je ramène avec moi quelques kilos de pain d'épice 12 bouteilles de Klevener, 6 bouteilles de Riesling et de Gewurz mais surtout des souvenirs imperissables, des instants d'éternité.

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J'y étais, j'en suis revenu. J'ai touché mon étoile du bout des doigts, elle est toute douce, et elle brille même en plein jour.

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14 décembre 2006

Zurückzukommen

Partir n'a d'interêt que si l'on revient, voilà donc ma devise. Il faut dire aussi que, quoi que je fasse Strasbourg est en moi, j'y retourne donc.

Je m'entends déjà pester sur l'afflux massif des touristes, qui, en bons moutons qu'ils sont, ne manqueront pas de se marcher de nouveau sur les pieds dans les allées du Christkindelmärik, parce qu'ils en ont entendu parler à RTL, TF1  ou par l'arrière tante Berthe qui y est allée l'année passée.

Je hais, les touristes, c'est pas compliqué, je les hais autant que j'aime cette ville. Oui, certes, ils apportent de l'argent à la région, et tous ne sont pas des abrutis finis, certains prennent la peine de découvrir vraiment l'Alsace et pas seulement le coté cliquetant et lumineux du moment de noël, mais trop peu. Cela me fait penser aux gens qui disent être allés en vacances en Tunisie en revenant de deux semaines au Club Med de Port El Kantaoui... Bref...   

Comprenez-moi, ce n'est pas que je sois totalement asocial, mais les moments sont rares où je peux y retourner, alors j'aime être, comme en tête à tête avec cette ville. Retourner dans ces lieux si chargés de ma propre histoire est quelque chose que je n'aime pas partager, ou alors seulement avec des personnes proches. Oui, parfois je l'avoue, je suis un brin égoiste et je sens mon agoraphobie monter en ce moment même.^^

D'aucuns me rétorqueraient que ma condition de Normand n'allant à Strasbourg que deux fois par an fait de moi un de ces touristes que je dénigre. Mais au fin-fond de mon absence totale d'amour propre, subsiste encore la prétention de ne pas en être un. Ayant vécu là-bas dans ma jeunesse, y retournant plusieurs fois par an depuis plus de la moitié de ma vie, je ne vais pas en Alsace, non : Je retourne dans mon deuxième chez-moi.

Certaines choses font que cette fois-ci pourrait bien être encore plus spéciale que les fois précédantes. Alors, à l'orée de ce nouveau retour vers mon passé, je ne peux rien me souhaiter d'autre que de vivre pleinement les instants qu'il me sera donné de vivre là-bas.


Chacun sa Terre promise.

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11 décembre 2006

J'irai cracher sur ta tombe.

Youpi, Pinochet est mort.


Allez Jean-Marie, sois sympa, pète-nous une artère pour Noël.

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10 décembre 2006

Le papillon et l'étoile.

C'était il y a longtemps, ailleurs, loin d'ici.

En ce temps là vivait entre autres choses, un petit papillon. La vie était belle pour lui, elle coulait paisiblement. Voletant de fleur en fleur, il était bien. Mais il était un peu différent des autres papillons, malgré sa joie de vivre évidente, malgré le soleil qui le rechauffait, ses ailes demeuraient noires, desespérement noires. Cela lui valait d'ailleurs bien des quolibets de la part de ses camarades papillons, je dis camarade, parce que des amis, il n'en avait pas vraiment.

Oui, il était différent, alors que beaucoup s'affairaient à longueur de journée, lui aimait à se laisser revasser à l'ombre d'un pétale. Il avait tout, c'est sûr, pour être heureux, mais au fond de lui quelque chose lui manquait, il se surprenait parfois à se trouver...comme etranger à lui-même.

Un jour, a priori comme les autres, le papillon partit comme chaque matin, il ne savait pas encore que cette journée allait le changer pour toujours. Plus fatigué qu'à l'acoutumée, le papillon se posa contre un brin d'herbe, et, au lieu de rester là, à rêver les yeux grands ouverts en contemplant le ciel, il s'endormit, d'un sommeil profond.

Lorsqu'il se reveilla, il fut pris de panique. Horreur, il faisait nuit! Toute son enfance on lui avait repeté que la nuit était dangereuse, que jamais un papillon n'en était revenu. Il était là, sans défense, dans une nuit qui avait tout transformé autour de lui, il ne reconnaissait rien, il était incapable de retrouver son chemin.

Il se refusait à rester sur place à ne rien faire, d'ailleurs il ne le pouvait pas. Alors il vola, vola, vola, loin, très loin, comme pour fuir sa propre peur. Puis petit à petit, il s'habitua à l'obscurité, rien n'était vraiment sombre finalement, et tout était si calme. Il apprivoisa la nuit, elle devint son royaume,  son amie. Pour la premiere fois de sa vie, peu lui importait que ses ailes soient noires, car la nuit, tous les papillons se ressemblent.

Depuis tant de jours qu'il se cherchait lui-même, enfin il le savait, le papillon rêveur était papillon de nuit. Comme il était extrémement fatigué, il se posa sur une branche. Comme à son habitude, il se mit à regarder le ciel, et ce qu'il vit alors dépassait en beauté tout ce qu'il avait pu voir auparavant. Là, au dessus de lui se trouvait un véritable tapis d'étoiles, magnifiques, brillantes, si paisibles. Le noir du ciel autour n'était là que pour faire ressortir un peu plus ces myriades de points étincelants.

Les étoiles étaient merveilleuses de beauté, mais une les surpassait toutes. Il la fixa très longtemps et, à force de contemplation, il finit par tomber amoureux d'elle. Alors, ayant recouvré ses forces, il jura qu'il l'atteindrait pour se poser tout contre elle et rester à ses cotés.

Alors il s'envola de nouveau, monta, monta très haut dans le ciel, aussi haut que ses ailes pouvaient le porter. Un seul regard vers son étoile suffisait à lui redonner courage et à lui faire oublier sa fatigue. Il lutta tant qu'il put, mais malheureusement, il dût s'avouer vaincu. L'étoile était aussi loin de lui qu'elle était belle, il ne l'atteindrait pas, il le savait.

Le papillon se laissa tomber, englouti par le desespoir, au bout de sa chute, il heurta le sol et s'endormit. La journée passa ainsi, le papillon ne se reveilla qu'à la nuit tombée. Alors, le papillon amoureux alla sur la plus haute feuille de la plus haute branche du plus haut des arbres, ici, coupé du reste du monde, il resta toute la nuit contempler son étoile chérie.  Et il en fut ainsi chaque nuit depuis lors.

C'est de nos jours, ici, tout près.

Le papillon est encore là, fidèle à son étoile, il la désire, il rêve d'elle, elle brille toujours aussi fort.  Sa vie d'avant ne lui manque pas, il passe ses nuits à la regarder, à l'attendre, et il se dit que même si elle ne descend jamais, même si lui ne vole jamais assez haut, sa vie aura valu la peine, car il aura esperé.

D'un papillon à une étoile, des années lumière pour quelques mots d'amour.

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09 décembre 2006

Point de vue

Vendredi soir :

TF1 = Star Academy
France 2 = Téléthon

Samedi soir :

TF1 = Election de miss France
France 2 = Téléthon



Dans les deux cas, les handicapés  ne sont pas ceux qu'on croit.

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05 décembre 2006

Pour les amateurs de légumes.

Faut-il interdir msn aux âmes les plus sensibles?

Toujours est-il que j'ai eu droit hier soir à une bonne tranche de rigolade lorsque j'ai lu le message publicitaire sous ma fenêtre de discussion.


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Pourquoi a-t'il fallu que ça tombe sur moi?

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02 décembre 2006

Oublier d'oublier

Oublier dans d'autres bras.

Oublier dans l'alcool.

Oublier dans la fumée.

J'aurais pu le faire, je ne l'ai pas fait. Je ne veux pas oublier.


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28 novembre 2006

On the (rail)road again.

Puisqu'il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, puisque les voyages en train un jour de grève me plaisent, puisqu'il parait que la tristesse des adieux n'est rien comparée à la joie des retrouvailles, puisqu'être heureux c'est oublier qu'on ne l'est pas, je pars.

De nouveau oui, j'ai cette chance.

Je pars souvent, je reviens peu ou en tout cas jamais entier.

C'est étrange : Je laisse à chacun de mes voyages un bout de moi dans l'endroit que je visite. Comme un petit peu de moi-même derrière moi. Pourquoi faire cela? Peut-être qu'à chaque fois je suis réticent à quitter un lieu où, éphémère, j'ai trainé. Peut-être aussi que je laisse un peu de moi pour être sûr de bien me sentir lorsque je reviendrai, pour la simple et bonne raison que j'aurai l'impression de ne jamais être parti réélement.

Ma vie elle-même n'est finalement que ça, une succession de départs et d'arrivées. Pourtant ces voyages je les subis souvent. J'ai le sentiment qu'à travers ces errances, c'est après moi que je cours.

Je suis toujours en transit permanent faute d'être intestinal. Regrettant d'être parti, tout en étant content d'être ailleurs et tout en esperant repartir vite, voilà mon paradoxe. Bercé à chaque fois entre regrets passés et espoirs futurs, c'est peut-être pour ça que je me sens bien sur un quai de gare, là attendant mon train. C'est peut-être pour ça qu'en ces moments précis, le vent et la pluie m'indiffèrent.

Le meilleur moment ce n'est même pas l'attente du train, le meilleur moment ce n'est pas quand je monte dedans. Non, le meilleur moment c'est quand je vois le train arriver, au loin là bas, vous le voyez aussi?

Oui! C'est lui, je le vois se dessiner, il sera bientôt là, je l'entends presque, ça y est!  Ce moment, je le préfère d'entre tous les autres, parce que c'est le moment ou j'acquiers la certitude que quelque chose viendra me chercher pour m'emmener, loin ou pas, l'important étant de partir.

Après?..... bon.... le train est là, je monte dedans et la joie de partir fait place au regret de quitter. C'est alors seulement que je me rends compte qu'il y a du vent dehors et qu'il pleut un peu. C'est alors qu'au fond de moi nait dejà, l'envie future de repartir de l'endroit vers lequel je me dirige desormais.

Je m'en vais parfois sans raison rééle, c'est en voyageant que je sais pourquoi je voyage, c'est en vivant que l'on sait pourquoi l'on vit.

Mais un jour je poserai mes bagages, un jour j'arreterai de fuir. De fuir? Mais oui c'est donc ça, je pars aussi pour fuir. Mais fuir quoi? Peut-être au fond, me fuir moi-même... Encore un paradoxe...

Au risque de vous faire déconnecter totalement du propos (si ce n'est déjà fait), je vais me résumer. Accrochez vous : Je quitte un endroit pour me fuir moi-même tout en me courant après et en laissant un peu de moi derrière moi.  Mince alors, c'est pour ça que la valise de ma vie est constamment en bordel.

Je suis aussi fragmenté que le disque dur de mon ordinateur, mais le jour où j'aurai réuni mes propres morceaux, j'arreterai définitivement mon voyage. Je trouverai une épaule pour me poser. Enfin... je l'ai trouvé l'épaule, mais il faut qu'elle me donne l'autorisation d'atterrir, visiblement ce n'est pas encore le cas.
Alors je composte un nouveau billet en même temps que j'en écris un, et je repars en attendant.

Phalène que je suis, j'ai trouvé ta lumière qui m'attire. Papillon que tu es, puisses-tu un jour dans ma main te poser...

Poil au nez.

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23 novembre 2006

Le dernier coup de torchon.

Phillippe Noiret est mort.

C'est dingue que quatre mots puissent suffire à annoncer une triste nouvelle.

C'etait un grand un des derniers grands du cinéma français, oh il y en aura d'autres des grands bien sûr, mais merde, celui-là nous manquera quand même.

Phillipe Noiret, c'était entre beaucoup d'autres Zazie dans le métro, Tout l'or du monde, Alexandre le bienheureux, Le chef d'oeuvre absolu La grande bouffe, Mes chers amis, Le vieux fusil, On a volé la cuisse de Jupiter, Coup de torchon, Les ripoux, La vie et rien d'autre, Cinéma Paradiso, Max et Jeremie, Les grands Ducs.

Mais c'était bien plus que des titres de film, c'était aussi un grand homme de théatre à la fois tendre, drôle et émouvant. Un grand homme tout court .

Adieu l'artiste, mes amitiés à Romy si tu la croises.



Pendant ce temps là, Le Pen a deux ans de plus, et est toujours vivant.

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Bande de cons.

Ce soir pas de chronique politique, pas de message dépressivo-métaphorique, non juste une photo et quelques mots.



gamayel
Pierre Amine Gemayel  24/09/1972 - 21/11/06.

Il est des choses en ce bas monde, devant lesquelles nos soucis personnels doivent s'effacer. Le Liban paye cher le tribut de la liberté, mais elle vaincra.


A la fin d'une guerre comme dans tous les conflits, il n'y a toujours qu'un perdant : l'humanité.

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